Chap. 43 Marie : Le dernier jour d’un condamné

Situation du passage :

Après avoir perdu tout espoir dans une éventuelle grâce royale qui pourrait sauver  sa tête de l’échafaud , le narrateur reçoit à tour de rôle dans la conciergerie des visites diverses dont celle de sa fille Marie qui consumera la dernière fibre du cœur du père et le mènera à accepter désespérément son sort qu’il luttait de toutes ses forces à éviter.

Axes de lecture :

 I/ Le lyrisme du désespoir
 II/La condamnation de la fille

Analyse

Dans un premier  abord dans ce chapitre on assiste à une scène familiale qui tourne autour du narrateur et de sa fille Marie , cette dernière  rend visite à son père lors de son transfert à la conciergerie, le chapitre s’ouvre sur un registre lyrique où le narrateur puise dans un lexique mélioratif ( rose, fraiche, belle)  qui montre sa joie de rencontrer sa fille , le narrateur se transforme en un père affectif, aimant, heureux face à sa fille, il n’hésite pas à exprimer son impatience  à voir sa fille en utilisant l’adverbe «  Enfin » qui exprime dans son revers la distance et l’absence qui le sépare d’elle , aussitôt l’atmosphère est  régnée  par une brume de joie et de chaleur familiale aussitôt que la déception se crée une place et se veut aussi lourde et aussi présente chassant toute  joie qu’avait apporté l’arrivée de Marie cette déception se manifeste par le vouvoiement de la petite  pour son père affirmant qu’elle ne le connais pas  implicitement celle-ci nie son père , ce rejet d’existence du père le prive de son dernier maillon qui le poussait à tenir dans la vie exprimé par le double usage du « déjà »  «  déjà effacé de cette mémoire » «  déjà plus père » .
 Dans un second abord victor hugo parle à travers son narrateur et s’adresse aux lecteurs  pour dénoncer la double condamnation du narrateur de part la justice et de part sa fille qui le condamne à mort «  mon papa, il est mort » , «  ARRET », cette condamnation cruelle éteint la dernière étincelle d’espoir chez toute personne condamnée et met à mort toute volonté de  survivre  chez le narrateur précisément  en laissant place à la résignation voire l’acceptation d’un sort qu’il a tant lutté à changer.

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