Chap. 48 La foule : Le dernier jour d’un condamné

Situation du passage :

Après une visite poignante de sa fille le narrateur se voit arriver à la dernière étape de son circuit dans le couloir de la mort et il s’agit bel et bien du transfert de la chambre d’hôtel à la place d’exécution, un trajet qu’il relate tout en comparant la foule à un animal monstrueux qui guète à s’emparer de sa tète.

Axes de lecture :

I/Un espace –temps  fatal
II/Une Foule enragée

Analyse

Le texte sujet d’analyse aujourd’hui présente une mise en scène de l’étape finale du couloir de la mort qu’emprunt à contre gré le narrateur, le chapitre s’introduit par une marque spatiale qui marque la phase où le narrateur jadis spectateur devient acteur pour souligner ainsi la fatalité abordée auparavant dans le chap13,  «  chambre de l’hôtel de ville » vers «  un corridor » passant par des « escaliers » ce circuit étroit montre le rétrécissement des lieux qui mènent vers la guillotine pour faire allusion à l’issue fatale de la vie «  la mort ».
Le narrateur dans ce chapitre est un sujet passif, objet de toutes les actions qu’exerce son entourage sur lui « ils m’ont fait traverser, ils m’ont poussé, ils m’ont dit. »  Chose qui montre sa résignation et son incapacité à changer son destin.
Il s’agit dans ce chapitre de chronique d’une mort annoncée, concentrée, sur le condamné et sur sa dernière heure  où le narrateur puise dans la description du cadre spatio-temporel qui sert à fortifier la plaidoirie que constitue le roman en entier soulignant le parcours du prisonnier de la conciergerie vers l’échafaud  de la place de grève en passant par : «  le couloir, le portail de l’hôtel de ville , la charrette, le pont , le quai, le pont au change, la place de grève ».
La description avait pour sujet la foule de gens qui attendait l’exécution avidement, le narrateur avait recueillit  un champs lexical dévalorisant pour présenter la foule en lui donnant un profil bestial tout en la comparant à un animal monstrueux pour montrer ainsi la barbarie de la société vers tout condamné «  horrible peuple qui aboie » « la populace » « l’horrible peuple avec ses cries d’hyènes » «  ces spectateurs avides et cruels ».cette foule venue assister  au spectacle consume le temps du narrateur dans son observation où il décrit ses cris , ses mouvements, et ses agissements.
Le temps dans ce chapitre se compte en heure désormais  3heures- 2 heures- 4heures et coïncide quasiment avec le temps de la narration dans un souci de vraisemblance que l’auteur essaie de créer du début jusqu’à la fin de l’œuvre dans l’optique de donner un avant-gout aux lecteurs sur l’état d’âme d’un condamné à la guillotine lors de ses dernières heures de vie.

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