La croissance économique : les sources et les enjeux

Introduction

Les réserves mondiales de pétrole seront quasiment épuisées vers 2050, celles d’uranium vers la fin du siècle, les gaz à effets de serre commencent à faire sentir leurs effets sur le réchauffement climatique, Cela permet un problème au niveau de développement durable. Ce dernier désigne un développement qui assure à la fois la satisfaction des besoins humains des générations actuelles et celles des générations futures. Cette notion est liée à l’activité économique, en précisément la croissance économique qui désigne la Croissance : C’est l’augmentation durable de la richesse créée par un pays dans une période. La notion de croissance présente plusieurs formes ; On trouve la croissance intensive : C’est le résultat de l’amélioration de l’efficacité des facteurs de productions. La croissance extensive : C’est le résultat de l’augmentation des quantités de facteurs de productions. La croissance endogène (Paul Romer) : C’est une croissance due à des facteurs endogènes (internes). La croissance exogène (Robert Solow) : C’est une croissance due à des facteurs exogènes (externes). La croissance nominale : C’est une croissance calculée à partir  les prix de vente observés. La croissance réelle : C’est la croissance calculée à partir  les prix de vente d’une année de base. La croissance équilibrée : c’est une croissance qui touche tous les secteurs. Et la croissance déséquilibrée c’est une croissance qui touche certains secteurs. Pour mieux traiter ce sujet, il faut répondre à quelles conditions la croissance économique est-elle compatible avec le développement durable ?
Dans la première partie on va s’interroger sur les effets néfastes de la croissance sur le développement durable (I). La recherche d’une croissance économique compatible au développement durable (II).

I-les effets néfastes de la croissance sur le développement durable

La situation environnementale du Maroc révèle que les ressources naturelles sont de plus en plus de mal à se renouveler et à assurer leur pérennité. Cette situation constitue un handicap majeur au développement économique et social du pays.

La surexploitation des ressources fossiles (gaz, charbon, pétrole) conduit à un phénomène qui s’appelle la tragédie des biens communs se produit dans une situation de compétition pour l’accès à une ressource limitée (créant un conflit entre l’intérêt individuel et le bien commun) face à laquelle la stratégie économique rationnelle aboutit à un résultat perdant-perdant.

     Autant que chaque année, Le Maroc connait une évolution au niveau de déforestation  quelques 30.000 hectares de forêt disparaissent au Maroc. Cette destruction est en grande partie d’origine humaine, réalisée au profit de l’activité économique.

     Les catastrophes industrielles sont liées à un accident dans une des phases de la production industrielle, elles ont plusieurs  conséquences sur l’environnement sont diverses et les impacts sur le milieu varient selon le type et la quantité de substances rejetées. Les principaux milieux touchés sont les eaux de surfaces, les berges et les voies d’eau, l’atmosphère et les sols qui peuvent être polluées de façon durable. Les territoires les plus industrialisés et les plus équipés en infrastructure de transport sont les zones les plus sensibles en ce qui concerne la pollution de l’environnement. La Samir, Rosamor ce sont des tragédies restées gravées dans les mémoires.

II-La recherche d’une croissance économique compatible au développement durable

Le progrès technique au secours de la préservation de l’environnement :

Si certains économistes (Nicholas Georgescu-Roegen, René Passet) défendent une vision forte de la soutenabilité, d’autres (Robert Solow, ­William Nordhaus) sont convaincus qu’il est possible de maintenir la croissance tout en préservant l’environnement. En effet, ces derniers, appartenant le plus souvent au courant de pensée économique dominant – l’école néoclassique –, estiment que la croissance économique dépend de la combinaison des quatre types de capital cités plus haut. Si la perte de capital naturel est compensée par un capital technique et un capital humain plus importants, le niveau global du capital nécessaire pour maintenir la croissance à un niveau élevé est suffisant.

La hausse des profits des entreprises leur permet d’investir dans le financement d’innovations visant à freiner la perte de capital naturel afin d’assurer un développement durable. Par exemple Le méga-projet a été présenté fin 2009 au Maroc devant le roi et en présence de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, à Ouarzazate au sud du Maroc. Il s’agit d’un projet de production électrique d’origine solaire.

Des autres instruments permettent d’orchestrer la politique climatique.

La réglementation : les pouvoirs publics instaurent des normes qui limitent les quantités d’émissions de gaz à effet de serre par les agents économiques. Le non-respect des normes expose à des sanctions financières.

Le pratique de RSE  

Les entreprises marocaines contribuent aussi au développement durable, y compris à la santé et au bien-être de la société à travers le pratique de RSE (Responsabilité d’une entreprise vis- à- vis des impacts de ses décisions et activités sur la société et sur l’environnement).

Conclusion

La difficulté de concilier croissance économique et développement durable s’exprime chaque jour un peu plus. Cela conduit certains courants de pensée à prôner la décroissance. Cette situation rend urgente une prise de conscience à l’échelle planétaire. La nécessité d’une transformation radicale de notre rapport à l’environnement et de nos modes de consommation et de production peut conduire à l’optimisme ou au pessimisme, selon qu’on regarde le chemin parcouru ou celui qui reste à faire

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