La croissance et l’emploi

croissance et emploi

Introduction

C’est ce qu’on peut appeler le paradoxe marocain. Alors qu’en 201 6, 37.000 pertes d’emplois ont été enregistrées, le marché du travail s’est redressé l’année dernière, avec la création de 86.000 nouveaux emplois, mais le taux de chômage n’a pas régressé. En économie, L’emploi consiste à utiliser des personnes actives de la population à des activités économiques. La question de l’emploi est liée à la croissance économique qui désigne C’est l’augmentation durable de la richesse créée par un pays dans une période. La notion de croissance présente plusieurs formes ; On trouve la croissance intensive : C’est le résultat de l’amélioration de l’efficacité des facteurs de productions. La croissance extensive : C’est le résultat de l’augmentation des quantités de facteurs de productions. La croissance endogène (Paul Romer) : C’est une croissance due à des facteurs endogènes (internes). La croissance exogène (Robert Solow) : C’est une croissance due à des facteurs exogènes (externes). La croissance nominale : C’est une croissance calculée à partir  les prix de vente observés. La croissance réelle : C’est la croissance calculée à partir  les prix de vente d’une année de base. La croissance équilibrée : c’est une croissance qui touche tous les secteurs. Et la croissance déséquilibrée c’est une croissance qui touche certains secteurs. La problématique majeure qu’on va traiter c’est ; est ce que la croissance est créatrice d’emploi ? Le sujet va contenir deux parties principales : La croissance créatrice de l’emploi (I) et les effets néfastes de la croissance sur l’emploi (II).

  1. La croissance est créatrice de l’emploi

Pour Keynes, le niveau d’emploi dans une économie ne dépend pas du fonctionnement du marché du travail mais dans la capacité de la demande globale à être suffisamment importante pour égaler l’offre.

L’augmentation de la production et la création d’emplois sont intrinsèquement liées. Si l’on suppose que la main-d’œuvre et le capital entrent dans la production selon les mêmes proportions quel que soit le niveau de la production, la création d’emplois et l’augmentation de la production seraient tout simplement identiques. Dans la réalité, les proportions varient et la hausse de la productivité se traduit par des différences entre l’augmentation de l’emploi et l’accélération de la croissance.

Selon A. Okun : relation entre croissance potentielle, croissance réelle et chômage (le chômage augment lorsque la croissance effective tombe au-dessous de la croissance potentielle.

Le modèle post keynésien (IS-LM)  montre l’importance des politiques économiques pour stimuler l’activité et faire baisser le chômage en situation d’équilibre de sous-emploi.

La théorie des avantages comparatifs stipule qu’un pays doit se focaliser dans le secteur auquel il peut tirer le plus grand profit. Suivant la logique de l’économiste David Ricardo, l’économie de notre pays a des potentiels sur presque tous les secteurs

Le secteur des « services », principal pourvoyeur d’emplois au cours des dix dernières années avec une moyenne annuelle de 100.000 postes durant la période 2008-2012 et de 40.000 durant la période 2013-2017

Le secteur de l’ »agriculture forêt et pêche« , quant à lui,  a créé 24.000 emplois, 3.000 en milieu urbain et 21.000 en milieu rural (un accroissement de 0,6%), contre une création de 52.000 emplois l’année dernière et une perte annuelle moyenne de 80.000 emplois durant la période 2014-2016.

La Stratégie Nationale pour l’Emploi du Maroc (SNE) 2015-2025 propose une nouvelle approche de la politique de l’emploi visant à aller au-delà des traditionnelles politiques actives du marché du travail et de la question du chômage.

  1. la croissance économique marocaine est insuffisante pour absorber le chômage

Les innovations de procédé peuvent avoir un effet négatif sur l’emploi car elles augmentent la productivité du travail. Autrement dit, elles permettent de produire autant avec moins de personnel. Ainsi la robotisation dans l’industrie automobile a conduit à des vagues massives de licenciements au cours des années 80.
L’augmentation du chômage risque ainsi de se traduire par un affaiblissement de la demande de biens et de services adressée aux entreprises. Si les ventes de celles-ci diminuent, ou augmentent moins vite, à cause de la baisse de revenu des chômeurs, elles devront freiner l’augmentation de leur production.

Fiscalité personnelle progressive : Elle attaque ceux qui réussissent, donc les contribuables arbitrent en faveur du loisir et réduisent leur activité. L’effet Laffer montre que la baisse de la progressivité accroît les recettes fiscales : les gens se mettent à travailler dès que ce n’est plus pour le fisc.

Le mal investissement : L’État confisque l’épargne pour choisir des investissements non rentables, les projets rentables disparaissent faute de financement. Le mal investissement se produit également en cas de politique monétaire laxiste, l’accès au crédit étant possible pour des emprunteurs insolvables, et l’inflation permettant d’éponger les dettes.

L’évolution démographique : la croissance de la population active et le développement du travail féminin. Il existe aussi parmi les causes démographiques et sociologiques ce qu’on appelle la situation dans laquelle coexistent une entreprise et un chômage.

Pauvreté : La pauvreté est considérée comme la principale cause de surpopulation. Le manque de ressources éducatives, conjugué à des taux de mortalité élevés entraînant des taux de natalité plus élevés, a pour conséquence que les zones appauvries connaissent une forte croissance démographique.

La crise économique : le ralentissement de la croissance conduit au retournement de la situation économique ; c.-à-d. la récession. La crise financière (2008) devenue économique se traduit aujourd’hui par un ralentissement de l’activité économique : moins de consommation, de pouvoir d’achat, licenciements…).

Conclusion

La croissance économique permet de créer des emplois, mais celle-ci est parfois insuffisante. En effet, d’autres mécanismes sont à l’œuvre et à prendre en compte (gains de productivité, degré de flexibilité, coût du travail,…).

 

 

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