Culture générale – Aimer : l’essentiel à retenir : Citations commentées.

Cours de Madame  Bouchra Moujahid – CPGE – Meknes.

Définition de l’amour : 

Dans son Éthique, Spinoza donne de l’amour la définition suivante : « L’amour n’est autre chose que la joie, accompagnée de l’idée d’une cause extérieure (…) Nous voyons également que celui qui aime s’efforce nécessairement de se rendre présent et de conserver la chose qu’il aime ».Selon le psychologue Isaac « Zick » Rubin, aimer est « une attitude qui prédispose l’individu à penser, ressentir et agir d’une façon particulière envers un objet d’amour ».

  • Aimer : moyen pour réaliser la complétude et le bonheur : Aimer est assimilé à l’idée de fusion de deux êtres ou deux entités. Cette conception est partagée par Empédocle et Aristophane qui considèrent aimer comme le moyen de retrouver l’unité originelle des êtres. Empédocle oppose l’amour considéré comme principe d’harmonie à la haine, principe de dysharmonie.
  • Socrate insiste sur la nature double de l’amour Éros, fils de Pénia, déesse de la pauvreté et du dénuement, et de Poros, dieu de la ressource et de la richesse. Selon lui, Aimer consiste à désirer ce qu’on n’a pas. Il affirme, dans Le Banquet, que : « ce qu’on n’a pas, ce qu’on n’est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l’amour ».
  •  Eva Illouz dit qu’aimer est un moyen de reconnaissance : « La relation amoureuse peut donc prodiguer le déficit de reconnaissance qui manque de façon chronique et structurale aux hommes et aux femmes ».
  • Ulrich Beck et Elizabeth Beck-Gernsheim parlent de Religion d’amour. Aimer est selon eux « la croyance ultime après la fin de toutes les fois ». Aimer est le moyen pour l’individu d’accéder à une stabilité qu’il ne trouve ni dans les structures ni dans les institutions.
  • Anthony Giddens pense qu’aimer est le chemin à emprunter pour parvenir à la stabilité et au bien être car c’est ce qui donne « à la vie sa substance et sa signification ».

Amour, amitié et amour altruiste :

  • Aristote établit une distinction majeure entre éros et philia. Alors que l’éros est motivé par l’intérêt ou par la recherche du plaisir, la philia est une forme d’amour désintéressé visant le bien de l’autre. Cette distinction permet d’opposer l’amour de soi à l’amour de l’autre, mais elle permet également de mettre l’accent sur la possibilité de les faire coexister à travers une vie commune et harmonieuse qui conduit à la joie de vivre.
  • Selon Aristote, la philia se divise en trois types : l’amitié selon l’utile, selon le plaisir et selon la vertu. Il définit l’amitié entre ceux qui se ressemblent en vertu, celle des hommes de bien, comme l’amitié parfaite. C’est le plaisir que l’on cherche dans la compagnie de certaines personnes en raison du charme de leur conversation.
  • Selon Kierkegaard, Dieu est aimé à travers l’amour du prochain, et vice versa, comme en témoigne l’expression suivante : « Dès que mon amour pour quelqu’un ne me conduit pas à Dieu et que dans cet amour je ne conduis pas à lui cette personne, mon inclination (…) n’est pas l’amour véritable »
  • Selon Badiou et Lévinas, l’amour est une rencontre avec l’altérité, incluant le désir et d’autres expériences. C’est le fait de s’abandonner et se dévoiler à l’autre tout en essayant de concevoir la durabilité de ces sensations au futur.
  • Pour Christophe Perrin, la philia est le « lieu de trouvaille d’un autre soi, donc le lieu d’une retrouvaille de soi et non celui d’une découverte de l’autre ».
  • Aristote étend le concept de « philia » sur le plan social, il dépasse la pluralité des amitiés pour concrétiser l’existence de l’amitié parfaite au sein de la cité. Cultiver la philia serait donc un objectif civil vertueux, parce que la concorde est le fruit de l’amitié, qui est la condition de la justice, puisqu’elle est fondée sur la bienveillance et l’égalité. La philia se manifeste finalement comme une réalité de la politique et du « bien-vivre » social.
  • Leibniz affirme que : « Aimer, c’est se réjouir du bonheur d’autrui, c’est faire du bonheur d’un autre le sien propre ». L’amour doit être altruiste en visant le bonheur de l’autre.

Amour et liberté :
Pour Kant, aimer est imposé, subi, il n’est pas l’objet d’un choix car ne dépendant ni de la volonté, ni du devoir, ni de la morale, ni de la raison. Il dit à ce sujet : « l’amour est une affaire de sensation, non de vouloir, et je ne peux aimer parce que je le veux, mais encore moins parce que je le dois ».

Aimer : un changement profond et total :
Selon Merleau-Ponty, le vrai amour convoque et mobilise toutes les ressources du sujet : le corps, l’intelligence, le conscient, l’inconscient et bien d’autres ressources, contrairement au faux amour qui ne concerne qu’un seul volet de la personnalité : l’érotisme, le spirituel, le passionnel, le raisonnable…etc.


Amour et réciprocité :
Marcel Mauss conçoit l’amour comme transaction ou entreprise régulée par la logique du don et du contre-don.
Selon Don Jackson, aimer s’apparente à un contrat établi de manière implicite entre partenaires, et dont les termes sont définis pour régler la relation ou les échanges entre eux suivant la logique du « don contre don ». Ces termes ou règles qui cadrent le rapport amoureux sont le résultat d’un long apprentissage culturel de la relation à l’autre.
Aimer est une illusion :
Kierkegaard reprend l’idée d’illusion, aimer est, d’après lui, un acte de foi, une illusion consentie voire une auto-persuasion.
Freud voit dans le sentiment amoureux une illusion ou une construction personnelle du moi autour de ses sources de plaisir.
Francesco Alberoni, dans son ouvrage Le Choc amoureux, montre qu’aimer est, d’abord et avant tout, une croyance ou un mythe auxquels les individus adhérent au même titre que tout autre mouvement collectif.
Ferdinand Alquié stipule que tout désir trouve sa source dans l’enfance, dans la confrontation qu’on a avec les premiers objets dans notre vie. L’auteur mentionne également que tout amour passion est en vérité illusoire, car il ne consiste pas à aimer autrui, mais à désirer ce qu’on était au passé.
Christian David affirme que l’objet aimé n’est pas aimé pour lui-même : « nous croyions aimer et nous n’aimions que l’état où nous plonge l’amour ».

Michel Pagès affirme qu’aimer relève de l’imaginaire et qu’il ne devient réel qu’au moment de l’aveu. Énoncé et déclaré, il se transforme en réalité et suit un modèle de comportement donné.
Selon Jean-Jacques Rousseau : « l’amour n’est qu’illusion ; il se fait pour ainsi dire un autre univers, il s’entoure d’objets qui ne sont point ».
Schopenhauer conçoit l’amour comme le masque du désir, l’illusion qui cache la véritable réalité du désir humain. En effet, s’il y a désir, il n’a qu’une seule finalité : la perpétuation de l’espèce à travers le lien sexuel. Cette philosophie « anti-amour » est profondément pessimiste, parce qu’elle voit en l’amour une affection inutile qu’il faut rejeter.

Amour et égoïsme :
La Rochefoucauld souligne le caractère égoïste de l’amour en affirmant dans ses Maximes que : « nous ne pouvons rien aimer que par rapport à nous ».
Pour Comte-Sponville, l’amour véritable n’est pas l’amour égoïste, mais celui qui nous fait aimer l’autre pour ce qu’il est : « Il s’agit d’apprendre à vivre, à jouir, à se réjouir, c’est-à-dire d’apprendre à aimer ».
Chez Spinoza l’amour de soi cristallise le véritable contentement de soi, la nécessité de prendre soin de soi physiquement et intellectuellement. Il n’y a, d’après lui, aucune différence entre l’amour de soi (amor sui) et l’amour propre (philautia), ce dernier serait en conséquence l’état mature de l’amour de soi originaire.
Pour Saint Augustin, aimer est l’une des conditions de l’amour de Dieu : « Il est impossible que celui qui aime Dieu ne s’aime pas lui-même. ».
Pascal explique que le mépris de l’amour-propre est en vérité un mépris du Moi, source de tous les maux. Le moi pousse l’homme à se faire Dieu, et donc à méconnaître le vrai Dieu. Autrement dit, le « moi est haïssable », l’amour propre l’aveugle, l’empêche de découvrir la foi.
Rousseau pense que s’aimer soi-même est un état naturel, une émotion instinctive qui touche à la fois l’homme et l’animal, mais l’amour-propre représente une impulsion culturelle qui ne peut exister qu’en société, et qui ne cherche qu’à se faire valoir face aux autres : « Il ne faut pas confondre l’amour-propre et l’amour de soi-même, deux passions très différentes par leur nature et par leurs effets. ».
Kant montre que l’amour de soi est la source de tous les maux et la cause de notre péché originel. Il nous empêche de nous tourner vers les autres car la volonté de réaliser nos désirs, l’envie de nous procurer du plaisir crée éventuellement des conflits d’intérêts.
Selon Freud, s’aimer soi-même est une étape autoérotique de la constitution de la personnalité de l’enfant. Il s’agit du premier contact de ce dernier avec son identité corporelle, cette rencontre se transforme en une belle découverte : « Le sujet commence par se prendre lui-même, et son propre corps, comme objet d’amour.  »
-Christopher Lasch montre dans son œuvre intitulée ‘la culture du narcissisme’, que la quête du bien-être devient la préoccupation primordiale de l’homme moderne, qui le détourne actuellement de l’altérité, de l’altruisme et du véritable amour.


Aimer est une construction sociale :
Freud, lui, rapporte le sentiment amoureux à l’expérience de la petite enfance : aimer quelqu’un fait partie de la première expérience du moi.
Le neurobiologiste Jean-Pol Tassin explique qu’aimer et son apprentissage naissent dans la famille et plus précisément dans le lien maternel.
Pour Milan Kundera, l’amour est une idée, une construction cérébrale associée à l’histoire de la littérature et des idées.
René Girard lie l’amour au milieu de l’individu et au contexte où celui-ci évolue. C’est un regard sur l’être aimé qui passe par le regard et les paroles des autres.
Selon Don Jackson, aimer s’apparente à un contrat établi de manière implicite entre partenaires, et dont les termes sont définis pour régler la relation ou les échanges entre eux suivant la logique du « don contre don ». Ces termes ou règles qui cadrent le rapport amoureux sont le résultat d’un long apprentissage culturel de la relation à l’autre.
Cette idée qui associe l’amour au milieu, nous la retrouvons chez Pierre Bourdieu qui stipule que les relations amoureuses sont déterminées par les facteurs sociologiques et les valeurs économiques.
Darwin a été l’un des premiers à souligner l’aspect évolutif de l’expérience humaine de l’amour. Après lui, le biologiste Jeremy Griffith définit l’amour comme un « altruisme inconditionnel » rendu possible grâce au développement, de plusieurs siècles, des instincts de coopération.
La Rochefoucauld souligne la dimension culturelle de l’amour en affirmant que : « Il y a des gens qui n’auraient jamais été amoureux s’ils n’avaient jamais entendu parler de l’amour ».
Serge Chaumier insiste sur l’évolution des formes d’aimer et sur le changement des représentations de l‘amour au fil des siècles.
Georges Simmel étudie l’amour dans la perspective plus générale de la constitution des rapports de genre dans leur relation aux déterminants sociologiques.
Kaufmann pense qu’aimer est une prédisposition sociale et individuelle qui prépare le sujet au pouvoir et au devoir amoureux. Aimer et s’attacher à l’autre naissent, selon lui, de la découverte de la différence de l’autre et de l’appréciation de cette différence.
Pierre Bourdieu voit qu’aimer n’est ni spontané ni naturel, mais guidé par un habitus intériorisé.
Elisabeth Badinter dit que l’amour maternel , qui peut paraître comme totalement instinctif, est lui-même le fruit d’un processus socio-historique.
Valérie Girard confirme l’idée d’aimer comme étant une construction sociale en expliquant que : « le désir amoureux (…) est situé dans son contexte et dans son lieu, dans un monde de relations et d’histoires ».
John Boswell, historien et professeur américain, explique que le mariage trouvait sa justification dans la notion de devoir et de solidarité et non de celle d’aimer. Il est le parfait exemple du fondement sociologique d’aimer.
Vincent Citot affirme clairement que : « L’amour s’apprend, s’éduque, se cultive et s’entretient».

Aimer est quantifiable :
La taxinomie de l’amour a aussi été faite par le sociologue John Alan Lee dans son ouvrage Les couleurs de l’amour en 1970. Il stipule qu’il y a plusieurs types d’amour comme pour les couleurs, et qu’il y a trois types d’affections primaires (respect, compagnie et passion) qui, en se mélangeant, donnent lieu à trois autres.
D’autres chercheurs et psychologues ont élaboré des échelles de mesure du sentiment amoureux tels que Elaine Hatfield et Susan Sprecher, psychologue et sociologue américaines, qui ont mis en place un test qui mesurerait l’intensité de l’amour qu’une personne ressent envers l’autre : la (PLS) Passionate Love Scale en 1986, et Clyde Hendrick & Susan Hendrick avec la Love Attitudes Scale.

Aimer est biologique :
« L’amour est une forme de gestion de la matière », explique Jean-Didier Vincent, neuro-psychiatre et neurobiologiste français. Aimer serait ainsi purement chimique.
Trois psychologues américains: Thomas Lewis, Fari Amini et Richard Lannon ont coécrit A general theory of love, ouvrage qui s’intéresse à l’interaction amoureuse dans tous ses aspects : aspect social, cérébral et émotionnel pour mieux examiner l’aspect biologique de l’amour.
Andreas Bartels et Semir Zeki ont ainsi démontré en 2000, grâce à la technique d’imagerie cérébrale, que deux zones du cerveau : l’insula et le cortex cingulaire antérieur s’activent lors d’un sentiment amoureux.
Stephanie Ortigue, professeur en psychologie, démontre que le à l’être aimé permet d’activer les régions du cerveau associées à la récompense et à la motivation.
Lucy Vincent, docteure en neurosciences, a prouvé à partir d’expériences d’imagerie du cerveau que l’amour romantique participe à la baisse des émotions négatives, et de la capacité du jugement et du discernement.


Amour, interdit et érotisme :
Pour Lacan, le lien du désir à l’interdit peut être également mis en lumière par le fait que la loi et le désir refoulé son liés. Nos désirs peuvent être refoulés par notre morale, nos valeurs, notre éducation, la religion. Mais malgré cela ils sont en nous et exercent une poussée (pulsion). L’amour est alors en quelque sorte l’envers de la loi, d’où son attirance pour l’interdit.
Alain Badiou conçoit le désir sexuel comme conséquence de l’amour, une affirmation corporelle de l’union. Ainsi, la rencontre sexuelle n’aura de sens qu’après la déclaration d’un engagement émotionnel. L’amour est la seule promesse de la continuité d’une relation et de son authenticité.
Pour Denis de Rougemont, l’existence d’obstacles, de lois et d’interdits ne fait qu’accentuer l’amour et il souligne le caractère transgressif et contestataire de la passion amoureuse. Il explique que l’amour en Occident ne se réalise pleinement que lorsqu’il est entravé ou interdit.
Roland Barthes met l’accent sur l’isolement du sujet amoureux qui souffre d’incompréhension. Il dit à ce sujet : « Pourtant, si notre société accepte de plus en plus de parler de sexualité, les sentiments restent tabou ».
Aimer est source de souffrance :
Freud souligne l’aspect paradoxal d’aimer en affirmant que si l’amour « procure à l’être humain les plus fortes expériences vécues de satisfaction », il le « rend, de la manière la plus problématique, dépendant d’un morceau du monde extérieur, à savoir de l’objet d’amour choisi », et il « s’expose à la plus forte des souffrances si l’on est dédaigné par lui ou si on le perd ».
Freud considère aimer « comme un dessaisissement de la personnalité propre au profit de l’objet ».
Roland Barthes met l’accent sur l’isolement du sujet amoureux qui souffre d’incompréhension. Il dit à ce sujet : « Pourtant, si notre société accepte de plus en plus de parler de sexualité, les sentiments restent tabous ».

Aimer et le risque de démesure :
– Dans sa République, Platon appelle à la mise en place de lois régulant les rapports physiques dans le but de préserver l’ordre dans la cité car aimer conduit à la démesure.
Saint-Augustin, en parlant de l’amour de Dieu (amour religieux), affirme que : « La mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure ».
Balzac dit qu’aimer est une passion qui ne se quantifie pas : « L’amour, comme tous les principes, ne se calcule pas, il est l’infini de notre âme ».
–  William Shakespeare partage la même idée : « Misérable est l’amour qui se laisserait mesurer ».
Charles Dollfus rapporte la démesure à la nature même de l’amour qui se nourrit de sa propre substance et qui ne vit que par le don sans réserve : « L’amour donne, il vit et s’accroît de ses propres dons ».
– Jean-Benjamin de Laborde croit que la notion de mesure est contradictoire avec l’essence même de la passion amoureuse : « Vouloir qu’on soit amoureux avec mesure, c’est vouloir qu’on soit fou avec raison ».

Idéalisation et cristallisation :
-Selon Vincent Jadoulle, aimer et sublimer correspondent à un « surinvestissement de l’imaginaire et la négligence des données et des exigences du réel, une surestimation de l’objet aimé, une dépendance étroite à celui-ci avec un rétrécissement du champ relationnel et perceptif, ainsi que l’envahissement de la pensée par la représentation de l’être aimé ».


Aimer et désirer :
Zygmunt établit une différence entre l’amour et le désir, si ce dernier cherche à consommer, l’amour tend à posséder : « Désir et amour sont en désaccord. L’amour est une toile jetée sur l’éternité, le désir un stratagème visant à s’épargner la corvée du tissage. »
Aimer et haïr :
Vladimir Jankélévitch, explique que la haine provient du sujet et non de l’objet : « Ce n’est pas le haïssable qui explique la haine mais la haine qui a priori rend les choses haïssables et redouble ensuite à la vue de cet odieux qu’elle a fabriqué ».
–  Sartre pense la même chose sur la question juive en affirmant que : « L’antisémite est un homme qui a peur. Non des Juifs certes : de lui-même, de sa conscience, de sa liberté, de ses instincts, de ses responsabilités ».
José Ortega y Gasset dit que : «Haïr, c’est tuer virtuellement, détruire en intention, supprimer le droit de vivre. Haïr quelqu’un, c’est ressentir de l’irritation du seul fait de son existence, c’est vouloir sa disparition radicale ».
Spinoza démontre que la haine enferme la personne dans son propre fantasme : « la haine n’est autre qu’une tristesse qu’accompagne l’idée d’une cause extérieure. Nous voyons en outre que celui qui hait s’efforce d’écarter et de détruire la chose qu’il a en haine ».

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