La croissance et l’investissement

    Introduction

Selon HCP, une Légère hausse du taux d’investissement en 2017 s’établissant à 33,5% du PIB avant de reculer à 33,1% en 2018. On peut définir l’investissement : toute dépense ou acquisition dont la finalité consiste à augmenter ou améliorer la capacité de production ou l’efficacité d’une entreprise. El il prend plusieurs formes ; L’investissement commercial, L’investissement productif, L’investissement en recherche-développement, L’investissement collectif, L’investissement public (social), L’investissement matériel, L’investissement immatériel, L’investissement de capacité … et pour la Croissance : C’est l’augmentation durable de la richesse créée par un pays dans une période. La notion de croissance présente plusieurs formes ; On trouve la croissance intensive : C’est le résultat de l’amélioration de l’efficacité des facteurs de productions. La croissance extensive : C’est le résultat de l’augmentation des quantités de facteurs de productions. La croissance endogène (Paul Romer) : C’est une croissance due à des facteurs endogènes (internes). La croissance exogène (Robert Solow) : C’est une croissance due à des facteurs exogènes (externes). La croissance nominale : C’est une croissance calculée à partir  les prix de vente observés. La croissance réelle : C’est la croissance calculée à partir  les prix de vente d’une année de base. La croissance équilibrée : c’est une croissance qui touche tous les secteurs. Et la croissance déséquilibrée c’est une croissance qui touche certains secteurs. Pour une vraie analyse du sujet il faut répondre à la problématique suivante ; existe-til un lien de causalité entre investissement et croissance ? Le plan sera comme suit ; L’investissement a des effets quantitatifs et qualitatifs favorables à la croissance(I), l’investissement est une condition nécessaire à la croissance(II).

  • L’investissement a des effets quantitatifs et qualitatifs favorables à la croissance

Investir permet d’augmenter l’offre et donc permet la croissance économique
    L’investissement immatériel notamment en recherche et développement permet la création de nouveaux produits (nouvelles technologies, nouveaux matériaux…) : innovations de produit qui peuvent certes se substituer à d’autres mais aussi entraîner une production nouvelle. L’investissement est donc le vecteur du progrès technique, source de croissance économique. On peut par exemple utiliser l’exemple des NTIC (innovations de produits) et montrer la corrélation entre le niveau de NTIC et le niveau de croissance économique. On peut développer la thèse schumpétérienne.
L’investissement en nouvelles machines plus performantes et l’investissement immatériel en RetD (source d’innovations de procédés) sont des moyens d’augmenter la productivité : hausse de l’intensité capitalistique et rôle du progrès technique.
L’investissement public permet d’améliorer l’environnement favorable à l’offre : infrastructures routières, éducation, recherche fondamentale. Ces deux dernières dépenses sont sources de gains de productivité.
Les gains de productivité permettent de produire plus mais aussi de réduire les coûts de production et les délais. Cela permet d’augmenter la compétitivité prix de l’entreprise et du pays et donc d’augmenter les parts de marché et la production.

 Investir permet d’augmenter la demande qui s’adresse aux entreprises et donc permet la croissance économique                              L’augmentation de la productivité permet d’augmenter les revenus (du capital et du travail) et de baisser les prix. Ce double phénomène permet une hausse de la demande en biens de consommation grâce à la hausse du pouvoir d’achat et la hausse des exportations. La demande globale augmentant, les entreprises vont devoir produire plus.
L’entreprise qui investit en FBCF augmente la demande des entreprises des biens d’équipement ce qui entraîne une hausse de la demande globale. Exemple des NTIC.

  • L’investissement nécessite des risques à éviter et des conditions à réunir

            Le financement des investissements doit être disponible et suffisant.

Concernant les investissements privés. Si les sources de financement des investissements sont multiples (crédit bancaire, marchés financiers, crowdfunding, business angels, etc.), il est néanmoins à noter que dans le cas du Maroc, le resserrement du crédit bancaire joue actuellement en défaveur du financement des investissements, notamment pour les PME qui s’y trouvent très exposées. Les banques limitent leurs crédits en raison de craintes sur la solvabilité des emprunteurs mais également des nouvelles exigences induites par le BAM.

     La confiance dans l’économie (et ses perspectives) doit être forte. Keynes avait mis en évidence le rôle de la confiance en conditionnant l’investissement des entreprises à la supériorité de l’efficacité marginale du capital (taux de rendement des investissements « espéré », donc en lien avec la confiance en l’avenir) face au taux d’intérêt. Une confiance faible peut générer un blocage de l’investissement, même si les taux d’intérêt sont très faibles. De même, le principe de la demande effective keynésienne (demande future anticipée) met en avant le fait que les décisions d’investissement sont conditionnées par la confiance en l’avenir (débouchés anticipés, l’anticipation dépendant de la confiance).

       Les investissements doivent être correctement orientés.

Certains investissements ne sont pas productifs et ne se diffusent pas efficacement dans l’économie (secteurs non porteurs, investissements de spéculation, etc.). En revanche, d’autres secteurs sont moteurs pour l’économie et la croissance et doivent concentrer les investissements les plus importants (secteur de l’automobile, économie de la connaissance, secteurs aux externalités positives élevées, etc.).

       Un environnement globalement favorable à l’investissement.

Le taux d’épargne doit être assez important pour éviter un financement monétaire excessif (de ce point de vue, Le taux d’épargne nationale passerait de 28,3% du PIB en 201 7 à 28% en 201 8).

En plus des exonérations fiscales octroyées dans le cadre du droit commun, la réglementation marocaine prévoit des avantages spécifiques d’ordre financier, fiscal et douanier accordés aux investisseurs dans le cadre de conventions ou contrats d’investissement à conclure avec l’Etat dans la condition de répondre à certains critères spécifiques. Ces avantages sont présentés ci-dessous dans la rubrique « Incitations à l’investissement ».

La possibilité de l’équivalence ricardienne
le financement des investissements publics par davantage de dette publique est interprété par les agents comme une hausse future des impôts. Ces derniers épargnent donc davantage en vue de faire face à l’augmentation anticipée des impôts et annulent alors les effets de l’investissement public de départ. En outre, si l’investissement public est financé par l’impôt, il vient grever le pouvoir d’achat des ménages, leur consommation et donc, in fine, la croissance économique : une mise en balance des effets positifs de l’investissement public avec les effets négatifs de la baisse de la consommation doit être menée.

    Conclusion
Le lien de causalité entre investissement et croissance paraît assez solidement établi. Mais l’existence d’un lien inverse ne doit pas être sous‐estimé car il amène à s’interroger sur les conditions permettant de trouver le niveau optimal d’investissement par rapport aux objectifs de croissance recherchés. Au‐delà, on peut aussi s’interroger sur le rythme et le type de croissance et d’investissement qu’il est souhaitable dans l’optique du développement durable (donc des effets des activités économiques sur l’environnement) et du développement humain (donc des retombées sur les populations).

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