Les Méthodes d’exécution

Aujourd’hui, à travers le monde, les méthodes d’exécution suivantes sont employées pour exécuter les condamnés à mort :

La décapitation

La décapitation consiste à séparer la tête du corps. Elle peut être pratiquée au moyen d’un couteau, d’une épée, d’un sabre ou d’une guillotine. De nos jours elle n’est plus pratiquée qu’en Arabie saoudite, à l’aide d’un sabre.

L’électrocution

L’électrocution provoque le décès du condamné par le passage de courant électrique dans le corps humain. Elle est appliquée au moyen de la chaise électrique, inventée et utilisée aux Etats-Unis. Le condamné à mort, ligoté sur une chaise, se voit appliquer des électrodes sur certaines parties du corps, préalablement débarrassées des vêtements et cheveux. La mise en place d’éponges imbibées de solution conductrice (électrolytes) dans les électrodes permet d’assurer une meilleure conductivité du courant. Le mauvais placement de la solution conductrice ou des contacts défectueux dans les électrodes peuvent être à l’origine de ratés spectaculaires qui ont conduit au déclin de cette méthode d’exécution. Pourtant, si de nos jours son usage a été largement abandonné au profit de l’injection létale, l’électrocution reste un des moyens légaux d’exécution dans 9 Etats américains, et elle est l’unique méthode officiellement utilisée au Nebraska. La plus récente exécution par électrocution remonte au 28 mai 2004, en Caroline du Sud.

L’injection létale

Le premier Etat américain à adopter l’injection létale fut l’Oklahoma, en 1977. Depuis, la quasi-totalité des Etats du pays l’utilisent. Elle est aujourd’hui de plus en plus employée de par le monde : en Chine et à Taiwan depuis 1997, au Guatemala depuis 1998, aux Philippines depuis 1999, en Thaïlande depuis 2003.
A l’occasion de cette mise à mort, une ou deux perfusions sont placées sur le bras du condamné sanglé sur une table matelassée. Une série de trois injections provoque la mise à mort: le sodium thiopental doit endormir le condamné, le bromure de pancuronium, paralyser les muscles et les poumons, le chlorure de potassium provoquer un arrêt cardiaque. En cas de bon déroulement, le condamné décède après environ 5 minutes.

La lapidation

D’origine très ancienne, fondée sur la Charia, cette peine est toujours appliquée en Afghanistan, en Iran et au Pakistan. Au cours de cette forme d’exécution publique, le condamné est jeté dans une fosse ou enterré jusqu’à l’épaule. À tour de rôle ou en groupe, les exécutants jettent des pierres de la taille d’un poing jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Le peloton d’exécution

La Biélorussie, la Corée du Nord, la Chine, le Nigeria, le Koweït, la Somalie, le Soudan, Taiwan, l’Ouzbékistan, le Vietnam utilisent cette méthode de mise à mort.
Le condamné est placé à distance des tireurs, généralement équipés de fusils. Il a les yeux bandés et est parfois attaché à un poteau. Une marque, placée sur sa poitrine pour désigner son cœur, permet au peloton de mieux viser. Certains tireurs tirent des balles à blanc, ce qui leur permet d’ignorer qui a provoqué la mort du supplicié. Au signal, tous les tireurs tirent en même temps. Un coup de grâce tiré dans la tête du condamné conclut généralement l’exécution.

La pendaison

La pendaison consiste à suspendre une personne, au moyen d’une corde, par le cou. Ce moyen de donner la mort est très répandu depuis le Moyen Age.
De nos jours, la technique de pendaison la plus utilisée est celle du Long drop , mise au point au XIXe siècle en Grande-Bretagne, qui provoque la rupture des vertèbres cervicales de par la violence de la chute du corps du condamné, généralement par l’ouverture d’une trappe sous ses pieds. La mort est dans ce cas instantanée mais une trop grande accélération lors de la chute peut provoquer la décapitation du condamné. A l’inverse, une corde trop courte peut prolonger l’exécution pendant de longues minutes.
Le Bangladesh, l’Egypte, l’Inde, l’Iran, le Japon, la Jordanie, le Nigeria, le Pakistan, la Syrie, Singapour exécutent par pendaison.
D’autres méthodes d’exécution sont toujours en vigueur dans certains Etats, mais ne sont plus utilisées. C’est le cas de la chambre à gaz aux Etats-Unis ou de la crucifixion au Soudan

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