Les softs-skills et la réussite professionnelle.

« Les softs-skills » est un concept qui s’est répandu grandement ces derniers temps. Les dirigeants et propriétaires des entreprises souhaitent vivement avoir dans leurs structures des gens ayants le maximum possible de compétences et de qualités humaines.
Qu’est-ce que les soft-skills au plus juste ? Comment les acquérir ? Quels sont les trois principaux soft-skills qu’il faudrait absolument avoir ?
Comment le concept de « soft-skills » a-t-il émergé ?
Certes, il va de soi que nous avons tous des compétences innées ou acquises, mais nous n’avons pas les mêmes qualités ni compétences. Si chacun a ses propres caractéristiques, nous ne sommes pas tous capables de réussir malheureusement. Ce qui nous différencie, c’est l’effort que chacun déploie pour s’affirmer et réaliser ses aspirations propres. Par effort sur soi, il faut entendre l’ensemble des compétences et des talents que nous avons acquis et développés : Ces compétences acquises au fil de nos expériences et de notre interaction avec notre environnement s’appellent «  soft-skills ».
    Il existe en effet deux types de compétences : «  soft-skills » et « hard skills » : cette dernière catégorie de compétences renvoie aux connaissances que nous avons acquises à l’école ou à l’université telles que les mathématiques, la connaissance de l’Histoire et des vérités scientifiques. Ces connaissances sont évaluées : Leur assimilation et maitrise  sont la condition pour avoir des diplômes.
Néanmoins, la deuxièmes catégorie de compétences est celles que nous appelons dans le vocabulaire moderne «  soft-skills » : Il s’agit d’un ensemble de compétences que peut-être nous ne acquérons pas à l’école mais souvent nous les développons à travers des expériences ou au fil de notre vie telles que la communication, la flexibilité et le leadership…
Pourquoi les soft-skills sont-ils si importants ?

Une étude menée à l’université de Havard démontre que  les soft-skills représentent 85% dans la réussite professionnelle  alors que les hard-skills ne participent qu’avec 15%. Cela montre ô combien les qualités humaines et les compétences comportementales sont importantes pour réussir professionnellement.
C’est difficile de faire une liste exhaustive de tous les soft-skills. C’est pourquoi, nous nous proposerons de faire le point dans cet article sur trois soft-skills importants :
Les compétences communicatives :
Vous pouvez développer ces compétences en respectant trois règles :
  • L’écoute active :
Il y une grande différence entre écouter et entendre. Ecouter  activement favorise la communication et crée l’interaction entre l’interlocuteur et le destinataire. C’est pourquoi il ne suffit pas d’entendre en communiquant, il faut plutôt développer un art d’écoute afin de tisser des liens sociaux forts et constructifs : le philosophe chinois  Confucius avait dit dans ce sens que « Si l’homme a deux oreilles et une bouche, c’est pour écouter […].
L’écoute active implique en effet que vous soyez empathiques à l’égard de l’autre : Si quelqu’un vous parle d’une sensation douloureuse qu’il éprouve, vous devez communiquer avec lui en ayant un ton de parole bien précis et de trais de visage spécifiques.
  • Une bonne communication corporelle :
La communication corporelle aussi est très signifiante : C’est ce que les anglophones appellent « Body Language ». La communication corporelle traduit des pensées ou les sentiments profonds que nous ressentons.
La communication corporelle se résume dans cinq points fondamentaux :
1-    Le contact visuel
2-    Les expressions faciales
3-    La posture de notre corps
4-    La gestuelle
5-    La communication tactile avec les personnes à qui on s’adresse.
La communication corporelle nécessite une bonne communication visuelle pour créer de bonnes impressions chez la personne à qui nous parlons. Regarder dans les yeux signifie que nous accordons de l’intérêt à ce que notre interlocuteur nous communique comme message. Cela crée une dynamique positive et favorise la confiance entre celui qui parle et celui qui écoute.
Une bonne communication verbale :
       C’est une compétence fondamentale qu’il faut développer. Il faut distinguer en effet le verbal du para-verbal : Le verbal renvoie aux mots que nous utilisons pour communiquer un sens, un message. Le para-verbal, c’est le ton sur lequel nous parlons.
Il faut noter par ailleurs que dans tout acte de communication, il faut choisir avec précisions ses mots et éviter au maximum les mots plurivoques et polysémiques qui risquent de créer des confusions.
Les bons communicateurs sont ceux qui choisissent avec précisions les mots et qui savent varier le ton, le débit et le rythme de leur discours de sorte qu’ils puissent maintenir l’intérêt de leurs auditoires.  Ceci dit, il faut savoir adapter sa rhétorique, le niveau de langue à celui de notre destinataire pour éviter des décalages susceptibles de créer des blocages dans l’acte de communiquer.
Un autre point fondamental : Il faut bien concevoir le sens que nous voulons transmettre pour réussir notre communication : Dans ce sens, Boileau, écrivain du 17 siècle avait dit «  Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ».
Leadership Skills :
Dans le cadre des « leadership skills », il y deux éléments à ne pas confondre : Les qualités d’un leadeur et la façon d’exercer le leadership.
Les qualités d’un leader sont les compétences qu’il doit avoir pour se distinguer et avoir la légitimité de gérer et d’exercer le pouvoir : Un leader doit généralement avoir une vision lucide et claire de ce qu’il fait. Le respect de l’autre et l’engagement sont aussi deux qualités fondamentales. Les qualités d’un leader sont généralement celles de ceux avec qui il travaille car ces derniers s’imprègnent naturellement de lui. Un leader charismatique par exemple évolue et fait évoluer facilement son entourage car plus son charisme augmente, plus ses performances et celles de son équipe de travail deviennent grandes.
Les modes d’action d’un leader renvoient à la façon dont le leader exerce son influence voire son pouvoir. En effet, il est des leaders qui usent de leur autorité du fait de leur supériorité pour soumettre ceux qu’ils dirigent à leur pouvoir. D’autres sont plus souples et utilisent des méthodes qui reposent sur la confiance voire des sentiments d’affection qu’ils communiquent à ceux qu’ils gèrent pour les responsabiliser et booster leur rendement.
Adel Elouarz

adilcpge@live.fr

 

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